Eye Tracking en Ergonomie Web et en E-Marketing : définitions, explications et dossier complet sur l’oculométrie

Posted in: Analyse et tracking, Dossiers thématiques, E-commerce, E-marketing, Ergonomie web, News- avr 07, 2011 4 Comments

Sommaire :

1 – Introduction : les bases de la lecture écran /web

2 – Eye tracking : comment ça marche

3 – Matériel et outils

4 – Logiciels

5 – Utilisation et Interprétation

6 – Acquisition d’outils ou achat de prestations

7 – Conclusion : chiffres, théories et mobilité

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1. Les bases de la lecture écran / web et de l’eye-tracking

eye tracking analyse trinity-adviseAvec l’émergence du e-merchandising et des techniques avancées de e-commerce, de plus en plus de responsables de sites internet se demandent comment optimiser la navigation des internautes sur leurs pages, afin d’atteindre des seuils de rentabilité plus élevés. Comme nous l’avons abordé dans notre publication sur les analyses de zones de clic (ici), il existe aujourd’hui des solutions de suivi de clics et de surf très performantes, qui permettent de comprendre le comportement de l’internaute sur un site. Pour autant, l’accompagnement de la vente sur internet pâti toujours d’un manque d’interactivité et de conseil en temps réel (bien que le e-marchandage ait récemment fait son apparition, notre publication à ce propos, ici)

Comment alors, mieux comprendre ce que l’internaute perçoit sur une interface web, ce qui l’attire le plus et dans quel contexte visuel ? Une solution, le suivi du regard à l’aide d’outils d’oculométrie (entendez, mesure des mouvements de l’œil), eye-tracking en anglais.

eye-tracking armee trinity adviseDéveloppés à l’origine à des fins médicales, les appareils d’eye tracking ont connu une amélioration technique fulgurante depuis leur apparition à la fin des années 80. A tel point, que la techno fut rapidement déployée dans des systèmes d’armement, pour notamment équiper les pilotes de chasse qui peuvent dorénavant pointer du regard une cible et la verrouiller plus facilement. Le degré de précision de ces outils a atteint aujourd’hui un tel degré que les capteurs peuvent « accrocher » le regard en phase de mobilité d’une personne, le perdre puis le re-saisir facilement dans la foulée.

Mais quels sont ces outils, et comment fonctionnent-ils ? Leur utilisation est-elle vraiment à la portée de tous où réservée à une élite de recherche. En collaboration avec son partenaire Tobii, leader international de l’eye-tracking, Trinity Advise vous propose un dossier complet sur l’oculométrie et ses utilisations en e-marketing via des méthodes d’ergonomie web.

Avant de rentrer dans les détails de l’eye tracking, voici quelques petits rappels à propos des constats qu’ont fait les ergonomes et psychologues, sur la façon de percevoir l’information graphique et rédactionnelle sur un écran.

Il convient de distinguer deux types de lisibilité :

- La lisibilité de surface : relative à la perception visuelle. Le texte utilisant une présentation ergonomique facilite la lecture.

- La lisibilité profonde : relative à la compréhension. Le texte contenant un vocabulaire courant, des phrases simples et une structure cohérente est plus facile à comprendre…

En outre,nos travaux de recherche en eye tracking sur plusieurs sites ont permis d’établir une déclinaison de trois grands types de lecture sur un écran, dont voici le détail.

- Lecture assidue : L’internaute est attentif et intéressé, il parcourt l’information relativement lentement, lit vraiment les textes et observe les illustrations. Son regard suit un Z régulier

- Lecture distraite : L’internaute lit d’abord les menus principaux et les titres, puis sillonne les textes du regard sans s’attarder sur certains éléments du corps de page. Son regard suit un Z ample.

- Lecture fuyante : L’internaute parcoure rapidement les informations sur écran, qui sont au dessus dans la partie haute de la page (au-dessus de la zone de flottaison), puis laisse couler son regard verticalement au fil des scrolls de souris. Son regard suit un flot en cascade dirigé vers le bas de page.

types de lectures ecran ergonomie internet

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L’influence de la composition graphique de vos pages sur l’internaute est donc majeure, et plus vos pages seront bien agencées, claires et cohérentes, plus l’attention du lecteur sera élevée. significaton des couleurs trinity adviseUn donnée extrêmement importante qu’il convient de gérer dès la conception d’un site, avec des tests utilisateurs. A ce propos, nous vous invitons à lire notre publication sur la signification des couleurs en e-marketing, ici.

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2. Eye tracking : comment ça marche

eye-tracking fonctionnement ergonomie trinity adviseTous les eye trackers fonctionnent avec des micro-caméras qui concentrent leurs objectifs sur les deux yeux et enregistrent leurs mouvements lorsque la personne fixe un stimuli. Pour ce faire, elles captent le contraste entre la rétine et la pupille à l’aide d’une projection de lumière infra-rouge, en analysant la lumière réfléchie par la cornée de l’œil humain. Par alternance des réflexions contrastées de la pupille (clair / foncé), il devient donc possible « d’accrocher » le mouvement de l’œil.

Ainsi, dès qu’une première calibration est effectuée, l’eye tracker fixe des repères sur trois axes dimensionnels et peut analyser les mouvements de la pupille de haut en bas, comme de gauche à droite.

La grande difficulté rencontrée par les chercheurs fut du fixer une base de captation en trois dimension, puis de ne plus perdre le signal renvoyé par l’œil. C’est entre autre pour cela que les anciens appareils d’analyse s’apparentaient à des outils d’ophtalmologie, avec lesquels les sujets testés devaient poser leur menton sur une base fixe, pour permettre au tracker de fixer précisément son regard.

points de fixation occulaire trinity adviseContrairement à ce que l’on croit, le mouvement de l’œil n’est pas fixe mais sujet à de nombreuses saccades, surtout lorsque nous posons notre regard sur un point stable. Il en résulte des sursauts et des variations de positionnement continus, que les eye trackers doivent compenser en tenant plus compte d’une position de fixation moyenne, calculée avec des moyennes mobiles de plusieurs points de regard repérés dans un espace visuel restreint.

Sur le principe de cette analyse, le testeur peut donc connaitre le temps de rémanence oculaire à un endroit précis : plus la personne maintient son regard dans une zone limitée, plus le repérage sera facile. Graphiquement, cela se traduit par des ronds sur l’écran, plus ou moins larges selon la durée de l’arrêt du regard. En termes techniques, ces points s’appellent les Gaze Plots.

gaze plots heat maps trinity adviseLorsque l’eye tracker regroupe suffisamment de données, il peut ensuite cumuler les gaze plots et analyser le degré de visibilité de vos pages. Nous obtenons alors des heat maps (zones de chaleurs) qui permettent  de comprendre plus facilement les endroits où les internautes ont majoritairement vu les éléments graphiques, et ceux où personne n’a regardé. Cela est interprété par des couleurs chaudes-rouges (forte rémanence du regard) et par des couleurs froides (faible rémanence du regard)

La technologie actuelle de l’eye tracking ouvre ainsi aujourd’hui des perspectives gigantesques, notamment en e-marketing et en ergonomie web. D’ailleurs, sa fiabilité est telle que les consoles de jeu l’utiliseront bientôt en standard pour permettre aux gamers de diriger les mouvements de leur avatar d’un simple regard. Microsoft, (ici) avec son Xbox Kinekt l’a bien compris…

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3. Matériel et outils

Il existe de nombreux fabricants d’eye trackers, surtout en Europe et aux Etats Unis, et tous utilisent globalement la technologie énoncée ci-dessus. Ce qui différencie leurs appareils relève surtout de leur capacité à offrir des solutions plug and play, utilisables par des novices comme par des experts.

En ce sens, Trinity Advise a jeté son dévolu sur les produits TOBII, d’origine suédoise, qui sont non seulement bien conçus, mtobii eye-trackers trinity adviseais offrent aussi une très grande maniabilité et une performance pointue. Rajoutons à cela la robustesse et la finesse du design.

Concrètement, que ce soit pour une utilisation médicale, de la prévention routière ou de l’analyse marketing, tous les eye trackers fonctionnent de la même façon. En revanche, les gammes se déclinent par niveau de précision, selon qu’il est nécessaire de comprendre la fixation du regard face à des environnements plus ou moins lumineux, mobiles ou contrastés.

Pour les marketeurs, les merchandisers et les web analystes, trois solutions matérielles sont disponibles. tobii eye-tracker t120 trinity adviseD’une part les eye-trackers « tout en un », qui incluent les caméras dans le pied d’un écran. Faciles d’utilisation, ils peuvent se connecter au web par un simple câble réseau, ce qui permet en moins de 5 minutes de démarrer une session d’analyse de surf sur un site Internet, de perception d’une photo en plein écran ou même d’une vidéo. Ces interfaces sont aussi très utiles pour comprendre comment les personnes se comportent face à un système de navigation interactif.

Pour des tests d’oculométrie sur des terminaux numériques plus petits, tels que des smartphones ou des tablettestobii eye-tracker glasses trinity advise, il existe une gamme plus spécifique de lunettes d ‘eye tracking , dédiée à la captation du regard en situation de mobilité. Notez qu’à l’origine, ces produits ont surtout été développés pour satisfaire les attentes des merchandisers qui souhaitaient comprendre le parcours oculaire face à un rayonnage de GMS. Dans la gamme des produits TOBII, les Eye Tracking Glasses offrent une liberté de mouvement exceptionnelle puisque le produit pèse 200 grammes et bénéficie d’une autonomie sur batterie de 70 minutes.

Enfin, et c’est la grande nouveauté, l’eye tracking se glisse dorénavant dans des PC portables, de façon tellement tobii eye-tracker c15 trinity advisediscrète que les tests d’oculométrie sont maintenant facilement envisageables dans des situations de consultation en extérieur, sans alimentation électrique. Autre avantage de ces trackers high-tech, la possibilité de faire des évaluations sans forcément prévenir les utilisateurs que leur regard est analysé. Une aubaine, puisqu’une personne qui ne sait pas que son regard est suivi n’est pas en situation de stress et offre des données beaucoup plus intéressantes car issues d’un comportement « naturel ».

Au regard des évolutions rapides des technologies d’eye-tracking, il y a fort à parier que le secret du regard des prospects et clients sera bientôt dévoilé au plus grand nombre. En outre, si l’on suit la courbe de progression des composants informatiques, il ne serait pas étonnant de voir prochainement apparaître sur le marché des outils d’oculométrie « low cost ».

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4. Logiciels

- Les solutions de simulation

Pour l’instant, les solutions complètes d’eye tracking ont un coût qui peut rebuter certaines entreprises, et l’on voit apparaître ci et là sur Internet des sites qui offrent des prestations « bon marché » de simulation d’oculométrie basées sur des algorithmes d’analyse préconçue de contrastes, de couleurs et de visages humains. Le meilleur prestataire en la matière est certainement Fen-Gui, qui propose gratuitement sur son site une analyse virtuelle d’eye tracking.

Bien sûr, les résultats obtenus n’ont pas la précision d’une véritable heat map, mais ce genre de prestation à tout de même l’avantage de sensibiliser les webmasters à la nécessité de faire des maquettes graphiques équilibrées. Pour faire un test, il vous suffira de faire une copie écran de votre home page puis d’uploader le fichier image sur leur site, ici.

- Les logiciels open source

Dans un cadre plus sérieux et plus précis, de nombreuses personnes travaillent sur des solutions d’oculométrie gratuites. Citons le cas intéressant des chercheurs de l’université de Copenhague qui ont développé un logiciel d’eye itu gaze tracker trinity advisetracking de bonne facture, le ITU Gaze Tracker, récompensé à plusieurs reprises par le monde de l’Open Source et la Mozilla Foundation. Peu gourmand en ressources d’ordinateur mais très « léger » en options d’analyse e-marketing, leur software a tout de même l’avantage de pouvoir être exploité en utilisant un large panel de caméras ou web-cams équipées d’un système de vision nocturne infrarouge.

Autres alternatives, les projets Experteyes, Eyewriter et Starbust offrent des logiciels en libre téléchargement qui restent encore au stade expérimental mais qui pourront peut-être bientôt déboucher sur solutions plus abordables techniquement.

En tout état de cause sachez que ce type de software ne garantit en rien des données fiables. De plus l’utilisation doit être effectuée en sachant préalablement que la gratuité fait écho à de fortes probabilités de soucis d’installation et d’exploitation « plug and play ». E-Marketeurs non techniciens, vous serez prévenus…

- Les logiciels professionnels

Chaque fabricant d’eye trackers professionnels développe généralement sa propre plateforme d’exploitation.  Tout achat de matériel doit donc inclure un « extra » non négligeable pour acquérir le logiciel idoine. Nous reparlerons des coûts d’acquisition un peu plus bas dans ce dossier.

De son côté la société PERTECH vend une suite de trois progiciels pour exploiter ses outils. Rendez-vous sur leur site pour évaluer l’ergonomie et le potentiel desdits softs. De notre côté, en tant que e-marketeurs nous avons préféré le TOBII Studio, nettement plus facile d’installation, et surtout très « user friendly ».

Une fois l’eye tracker branché, le logiciel le détecte automatiquement et la calibration du regard se fait en quelques clics.Tobii Studio Heat map Trinity Advise Grace à l’interface très simple, il suffit de choisir le type de média à tester (Site Web, Image, Video…), sachant qu’un scénario peu comporter une séquence composée d’un texte d’introduction, d’une photo, puis d’une page web : à vous de choisir.

Nous avons aussi particulièrement apprécié la facilité d’exportation des tests utilisateurs en format vidéo standard (AVI), ce qui permet de garder une archive de chaque parcours oculaire des participants. Plus fort, le TOBII Studio inclut des indicateurs prédéfinis très utiles en analyse de web ergonomie, tels que le « time to first fixation », qui indique le temps qu’à mis une personne à poser son regard sur un élément graphique. Pour les e-marketeurs plus rompus aux outils d’eye tracking, il est même possible de créer ses propres macros pour comprendre l’interaction du regard avec l’interface souhaitée. D’ailleurs, TOBII met à disposition un kit de développement gratuit (SDK) pour les développeurs avides de  programmation dédiée à l’exploitation de données d’eye tracking.

Enfin, sachez que ce soft bénéficie de mises à jours régulières et surtout d’un support SAV très compétent, disponible et qui vous guidera en Français, bien que basé à Stockholm…

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5. Utilisation et interprétation

- La mise en place du matériel

Rentrons maintenant dans le vif du sujet. Pour préparer un test, l’installation suppose d’avoir une connexion internet si possible rapide et stable. Pour les eye trackers fixes de type TOBII T120 , il est également nécessaire d’avoir un PC de dernière génération équipé d’un logiciel d’exploitation (type TOBII Studio), qui permettra de piloter le matériel via un câble réseau. Pour les e-marketeurs exigeants, il est aussi possible de filmer le visage et d’enregistrer la voix des utilisateurs pendant le test. Nous pouvons ainsi obtenir des données multimédia très intéressantes puisque les infos recueillies seront enrichies des réactions orales voire des expressions physiques des « cobayes ».

Bien sûr, quelques petits soucis peuvent se produire lors de l’installation; il est par exemple hautement conseillé de faire les tests dans des environnements suffisamment lumineux, faute de quoi vous risquez de ne pas pouvoir bien calibrer votre tracker. Mais pas d’inquiétude, la plupart d’entre vous feront appel à des experts pour les premières mises en situation, ce qui vous garantira du plug and play et une exploitation oculométrique optimale.

Dernière précision, en cas d’utilisation des Lunettes de tracking, il faudra prévoir un temps de mise en place plus important puisque l’aspect tri-dimensionnel du test implique l’installation de nombreux capteurs. Ce genre de cas se présente surtout lorsque les merchandisers veulent évaluer la performance d’un agencement de rayon en GMS ou tester un parcours de regard sur des écrans TV ou des grands facings.

- Gaze plots ou Heat Maps ?

Comme vu ci-dessus, les eyetrackers enregistrent les saccades, le mouvement et la durée de chaque fixation oculaire. L’analyse du regard sur un écran permet ainsi avec les logiciels de produire plusieurs types de graphiques utiles à l’interprétation.

. Les Hotspots ou Heat Maps (zones de chaleur) : Offrent une représentation graphique du comportement de plusieurs utilisateurs.

. Les Gaze plots : permettent de comprendre en une image le parcours oculaire précis d’un individu, avec le nombre de secondes durant lesquelles l’œil a accroché un élément graphique.

. Les Gaze replays / Vidéos de parcours oculaire : proposent à la fois de comprendre le mouvement du regard en temps réel, et de rejouer le film enregistré par segments ou en vitesse ralentie.

En fait, les films basés sur les gaze spots sont beaucoup plus précis que les heat maps et offrent à l’analyste la possibilité de pousser sa recherche beaucoup plus loin, en générant des fichiers de données (de type Excel). Il devient alors possible de comprendre les angles du regard entre les saccades ou la distance entre deux fixations, ce qui s’avère soeye tracking rapport excel trinity adviseuvent utile pour comprendre l’influence d’un visuel sur un autre en termes de navigation.

N’oublions pas non plus que l’enregistrement sonore de la personne testée (le think-aloud), garantit aussi une exploitation a posteriori des expressions verbales en temps réel. Un vrai plus comprendre lorsque la personne semble embêtée ou étonnée et fait usage de sa voix.

- Les scénarios : préparez votre test

L’installation du matériel et du logiciel assurée, vous pouvez commencer tranquillement votre expérience. Pourtant, l’essentiel doit se faire bien avant, puisque pour obtenir des indices pertinents, toute interface graphique testée ne doit pas être découverte par les utilisateurs de façon anarchique. En effet, que souhaitez vous évaluer ? Votre home page, un parcours de navigation type, une interface d’interaction,  un film ?

Une solution à cela, la définition de scénarios.

Un scénario dans un logiciel d’eye tracking se déploie sur une ligne horizontale sur laquelle il convient de placer différents éléments (appelés stimulis), qui seront successivement joués, comme une partition de musique. Pour un test utilisateur, vous pouvez faire en sorte qu’à l’écran s’enchaineront une texte de présentation, une image fixe, un petit film, une page internet navigable, un PDF, un texte de conclusion et même un petit sondage final. Toutes les options sont donc envisageables.

eye tracking scenario oculométrie trinity advise

Mais puisque nous évoluons dans la sphère du web marketing, comment créer et optimiser un scénario basé sur un site internet ? Il convient tout d’abord de comprendre que la personne testée aura deux niveaux de perception. D’une part une première confrontation rapide sans surf mais juste avec du scrolling (entre 5 et 10 secondes), face à une home page par exemple, qui permettra d’analyser ses premières impressions et de comprendre si l’ensemble de la composition graphique lui a plu et aussi de savoir ce qu’elle en a retenu. D’autre part, une seconde confrontation avec navigation.

C’est dans ce second cas de figure que la préparation aura toute son importance car il est possible de donner une mission de navigation ou de recherche spécifique  à votre cobaye ou de le laisser simplement surfer en toute liberté. Sur ce point, plus la mission soumise est précise, plus il sera envieux « d’être bon », ce qui risque de dénaturer les données. A contrario, plus la mission est vague, plus vous risquez de recueillir des informations complètement différentes d’une personne à l’autre. La personne testée devra être mise en situation de confort, le plus possible déstressée pour naviguer comme si elle était chez elle, dans sa bulle.

- Les fonctions avancées (analyse de données)

Pour vous présenter le potentiel d’analyse des données recueillies par un logiciel d’eye tracking, nous avons choisi de prendre l’exemple d’une expérience menée sur l’ancienne page d’accueil d’un de nos partenaires, Abanico Chocolats, avec le logiciel TOBII Studio. Pour ce test, nous avons rassemblé les perceptions de trois individus en préparant un scénario de type « découverte de page unique et spontanée ».

L’analyse a été basée sur les quatre critères suivants :

- A – Temps passé avant la première fixation oculaire (time to first fixation)

graphique eye tracking temps avant premiere fixation trinity advise

Toute page internet se doit d’être captivante, surtout vis à vis des nouveaux visiteurs. Que ce soit pour un site de E-commerce ou de communication corporate, l’internaute se fait généralement son premier avis très rapidement. Afin de comprendre si vos cibles sont intéressées par votre composition graphique et les éléments de votre page, il faut donc savoir ce qu’elles perçoivent en premier.

Pour ce faire, les statistiques de l’indicateur « first time to fixation » permettent de savoir le temps que le regard d’une personne a mis pour trouver un ou plusieurs repères, qui l’amèneront ensuite à cliquer sur l’un d’entre eux (menu, bannière, titre..). En général, plus le « time to fixation est rapide » lorsque les sondés découvrent l’univers proposé, plus cela traduit la capacité de votre site à véhiculer rapidement et de façon efficace ses messages. Dans le cas présenté, nous obtenons un délai avant première fixation de 4,42 secondes, ce qui prouve que la phase d’exploration a été assez satisfaisante.

- B – Durée de la première fixation (first fixation duration)

graphique eye tracking temps de la premiere fixation trinity advise

Autre indice intéressant, le temps de la première fixation, indique généralement l’attrait global de la page. Bien que cette règle ne s’applique pas pour tous les sites, nous avons remarqué qu’une tenue de premier regard dépassant la demi-seconde signifie une excellente capacité de rétention de l’œil et donc de l’attention du sondé. Bien évidemment un tel indice doit être aussi repris pour les autres principaux points de fixation oculaire, afin de comprendre les grandes zones graphiques attirantes et susceptibles de générer des clics. Vous en conviendrez, plus le regard se pose à un endroit précis sur une page, plus les chances sont grandes que la personne analyse et lise.

De facto, il s’agira de placer à ces endroits des composants stratégiques tels qu’un lien de navigation, un objet en visionnage ou un formulaire d’inscription. Pour les sites de e-commerce, ce genre d’indicateur révèle aussi les meilleurs placements pour agencer les têtes de gondoles sur votre maquette, et donc faciliter la découverte de certaines promotions ou autres produits mis en avant. Dans le cas testé ci-contre, le temps moyen de la première fixation est de 0,20 secondes, ce qui nous a permis d’en déduire qu’il était nécessaire de revoir le positionnement de certains textes et images pour générer plus de clics, et donc accroître le chiffre d’affaires…

- C – Nombre total de fixations oculaires

graphique eye tracking nombre de fixations oculaires trinity advise

Une fois que nous avons compris ou les sondés regardent sur la page, il reste à comprendre si dans son ensemble, votre maquette a pu conserver l’attention du regard longtemps. On parle alors de capacité de rétention du trafic. Plus le nombre de fixations longues sont enregistrées lors d’un test utilisateur, plus votre site prouvera son efficacité. Le nombre de fixations oculaires doit cependant être affiné par une analyse du positionnement des Gaze plots, puisqu’une forte concentration de regards sur des zones à faible à intérêt démontrera à contrario que votre page n’attire pas l’œil aux bons endroits.

Dans notre test (graphique à gauche), il a été ainsi possible de percevoir de grandes disparités dans le nombre de fixations, selon les personnes eye-trackées. Mais quelles conclusions tirer de ce constat ? Il peut -être possible que les cibles soient trop stressées ou qu’elles n’aient pas été sensibles à la page. Pour obtenir des résultats plus affinés, nous avons envisagé de refaire ce test sur des profils plus identiques en âge et en expérience du e-commerce.

- D- Temps passé avant le premier clic de souris

graphique eye tracking temps avant premier clic trinity adviseUne fois tous ces indicateurs décryptés, vient l’analyse des clics. De nombreux logiciels permettent de connaître le comportement de la souris, nous avons d’ailleurs abordé ce sujet dans notre article dédié à l’analyse des zones de clics, ici. Étonnement, il n’existe pas de corrélation établie entre le mouvement oculaire et les clics de souris. Une personne pourra garder sa souris sur le côté de la page et ne le quitter que pour la faire défiler ou cliquer une seule fois, tandis qu’une autre se servira plus du mulot comme d’un repère de fixation oculaire pour accompagner sa lecture. Nous rentrons dès lors dans des considérations plus psychologiques et l’analyse des réactions face à des stimuli. Toutefois, les logiciels d’eye tracking offrent des options suffisamment complètes pour comprendre où les sondés préfèrent cliquer. Dans le graphique ci-contre, vous remarquerez que seules deux personnes ont cliqué, et surtout que c’est l’individu le moins assidu qui n’a pas du tout appuyé sur le bouton (histogramme de gauche). D’où une conclusion évidente, plus l’internaute sera distrait et non-intéressé par votre page, plus il risquera de n’utiliser sa souris que pour revenir en arrière ou fermer la fenêtre. Cela vous prouve bien qu’avant tout lancement de site, il est indispensable de faire des tests utilisateurs sur les maquettes graphiques, afin de choisir le modèle le plus captivant pour vos cœurs de cibles !

6. Acquisition d’outils ou achat de prestations ?

Un constat est clair, plus les entreprises découvrent l’eye tracking, que ce soit en formation ou en test, plus elles l’adoptent. Grâce à l’ergonomie web, nous avons convaincu de nombreuses responsables de sites Internet de l’utilité des tests utilisateurs et surtout permis via nos missions de conseil d’améliorer grandement la rentabilité de plusieurs sites de e-commerce. Pour faire suite, il nous est souvent et logiquement posé la formation eye tracking ergonomie webquestion du prix d’un eye tracker. Sachez donc qu’aujourd’hui, une entreprise devra débourser en moyenne 30 000 Euros pour acheter le sésame. Un prix abordable pour certains mais rédhibitoire pour d’autres. Qui plus est, cela ne comprend pas l’acquisition d’un logiciel (au minimum 4 000 Euros) et il faut aussi prévoir la formation de plusieurs personnes à l’outil pour pouvoir l’exploiter de façon pérenne et efficace.

Avant que le pack matériel+logiciel ne devienne plus abordable, il peut donc plus raisonnable de faire une intégration progressive de l’eye-tracker dans votre entreprise en apprenant à le dompter. De nombreux prestataires l’ont bien compris et proposent aujourd’hui des solutions « tout en un », que ce soit pour des débutants ou des utilisateurs confirmés. Gros avantage, ils peuvent vous former ou vous conseiller, en assurant une rentabilité plus rapide et pointue de votre site. D’ailleurs, je profite de l’opportunité pour vous dire que TRINITY ADVISE propose ce genre de services, avec des formations en « ergonomie web » ici, avec du coaching ou en conseil.

7. Conclusion

- Théories et chiffres

eye tracking homme sous vetements trinity adviseLes études d’eye tracking nous permettent de progresser rapidement dans l’optimisation des interfaces de sites Internet. Elles ont notamment permis de savoir que nous consacrons environ 6,58 % de notre temps de navigation en moyenne au visionnage de la publicité en ligne, que l’habillage de page est le format le plus performant, et que les bannières sont plus rentables lorsqu’elles sont situées en haut de page. En conséquence, certaines règles et théories sont aujourd’hui appliquées par de nombreux web designers, car les internautes sont désormais éduqués et comprennent plus facilement les contenus. D’ailleurs, saviez-vous que les pubs non-animées sont deux fois plus regardées que les autres, que les publicités textuelles sont 48% plus visualisées et que la présence d’un visage dans une image octroie 43% de gain de visibilité ? Dernière surprise : dans les photos, les mannequins hommes assurent 13% de regards en plus que les mannequins femmes. Qui a dit que le web ne se féminisait pas…

- Vers du contrôle d’interface avec du body motion

Face à toute cette technologie, nombre d’entreprises ses sentent un peu désemparées en ne savent pas comment démarrer leur conduite du changement avec les nouveaux outils d’analyse oculométrique. Il faut cependant admettre que plus vous retarderez votre découverte de tels outils, et plus vous manquerez de compétitivité en innovation. Pour les sociétés ayant des sites de e-commerce, il ne fait cependant plus aucun doute qu’il est nécessaire d’anticiper les évolutions du web, tant il progresse rapidement. Pour preuve, rendez-vous compte que tout ce dossier dédié à l’eye tracking et presque déjà désuet face au contrôle d’interfaces avec le corps (le body motion control). Pour bien comprendre mes propos, il vous suffit de jeter un coup d’œil du côté des consoles de jeux où la révolution technique passe par la substitution des manettes classiques par votre propre corps. De mon point de vue, le web en deux dimensions vit donc ces dernières heures, et le public sera bientôt prêt à naviguer sans apriori dans des systèmes d’exploitation tri-dimensionnels. Minority Report (le film), vous en souvenez-vous ? C’est demain. En attendant, et pour la bonne bouche, délectez-vous de l’exemple de gaming géré avec le corps, ci-dessous.

J’espère par ce dossier complet avoir satisfait vos attentes de découverte de l’eye tracking, et toute l’équipe de TRINITY ADVISE sera bien évidemment enchantée de répondre à toutes vos questions. D’ici là, ne regardez pas trop les écrans : ils vous observent ;-)

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NICOLAS BOURNEZ DESVIGNE
Consultant-Formateur – Trinity Advise

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En savoir plus

- Tous les aspects techniques de l’eye tracking sur wikipedia

- Le site de notre partenaire, leader mondial de l’eye-tracking : TOBII

- Tests d’eye tracking sur iPad et Journal Papier

Gérer les bloggeurs pour optimiser sa E-réputation

Posted in: E-marketing, E-réputation- juin 06, 2011 1 Comment

Une marque peut devenir très cotée sur internet sans avoir besoin d’utiliser sa planche à billets  notamment en se servant des bloggeurs, véritables seigneurs qui ont le pouvoir de vie et de mort sur leurs terres digitales.  Mais comment faire en sorte que ces web-influencers parlent positivement de la marque ?

La réponse n’est pas évidente et elle l’est encore moins pour les marques qui ont généralement beaucoup de mal à accepter de lâcher du lest sur leur communication…
Le bloggeur, en général peu farouche, comprend très bien les implications marketing derrière l’utilisation de la blogosphère, du coup le seul moyen qu’une entreprise a de le convaincre de collaborer avec elle est de commencer par lui montrer sa sincérité et son désir de prendre en compte ses centres d’intérêts.
Cette attitude qui paraît évidente à tout un chacun ne l’est étonnement pas pour la majorité des marques qui du coup échouent dès la première étape d’approche.
Voir ici l’interview des bloggeurs les plus influents de France (ici) qui résument en plusieurs points ce qu’ils attendent des marques qui les contactent :
-«On aimerait bien voir les marques en Face to Face plutôt que de recevoir des mails-spams qui nous demandent de faire de la pub gratuitement pour eux »
-« Il faut créer une relation de long terme et que ce ne soit pas seulement un one shot »
-« Il faut que les marques passent d’une obsession à parler d’elles, de leurs produits à la volonté de créer une communauté »

Néanmoins, certaines marques comme Coca Cola et Mc Donald ont réussi à transformer des bloggeurs en véritables ambassadeurs.
Coca, pour développer sa stratégie de communication digitale en Corée du Sud, pays où 75,8% de la population est connectée et où 43% d’entre eux ont un profil online, a passé au peigne fin les centres d’intérêts de chaque web-influencer coréen pour les convier ensuite à des soirées chics et à des débats répondant à leurs attentes. L’issue de cette approche a conduit à un partenariat avec 8 bloggeurs qui font le cœur de la stratégie social média de la marque depuis 2008, comme dans ce spot sur la coupe du monde où des fans de foot-bloggeurs ont été sollicité : ici.

Mc Donalds a créé sa tribu de mamans bloggeuses qui envoient des posts et articles sur les produits de la marque. C’est connu, les mamans font attention à l’alimentation de leurs chérubins, elles ont donc une voix plus crédible auprès des clients. Cette impartialité qui aurait effrayé plus d’une marque, a permis à Mc Do de renforcer sa crédibilité sur les efforts menés à améliorer la qualité de ses produits…

En somme, donner aux bloggeurs une grande liberté de ton sur l’entreprise permet de construire une vraie communauté autour de la marque. Amis entreprises, chouchoutez-nous ! ;-)

Un petit cours illustré de social Media

Posted in: E-marketing, Réseaux sociaux, Social Media- mai 30, 2011 No Comments

Si les marques ont indéniablement compris l’importance des médias sociaux dans leurs stratégies marketing, elles ont parfois du mal à en saisir les us et coutumes.
Trois niveaux d’utilisation des réseaux sociaux sont généralement opérés par les marques.

Le premier niveau concerne les entreprises un peu dépassées par l’évolution d’internet qui se contentent de communiquer, d’envoyer des offres commerciales sur Facebook et de noyer la toile de spots pub. Arrivées au second niveau, les entreprises un peu plus rodées, ont réussi à créer une conversation avec leurs clients et leur tend l’oreille. C’est l’exemple de Dell avec l’utilisation de Twitter comme service clientèle et plateforme commerciale, Best Buy (ici) ou encore Starbucks et sa plateforme d’idées : ici

Les entreprises qui atteignent le troisième niveau sont rares car la clé du succès ne s’achète pas. Ces marques comprennent ce qui se passe entre les internautes et sont capables, sans s’imposer, d’ériger une communauté naturelle d’ambassadeurs.
C’est aussi à ce niveau que l’engagement des clients est le plus fort et le plus sincère.

Trois effets directs se suivent :

- Le premier, que tout le monde connaît, est l’amplification du message(1) de la marque, plus communément connu sous le nom de marketing viral.
-Le deuxième effet, moins pris en compte mais pourtant très important, est la crédibilité(2) qui émane du message délivré par l’internaute.
- Le troisième effet, complètement ignoré, est l’accaparation de l’image(3) de la marque par les clients. Les internautes font plus que simplement échanger ou amplifier un message, ils se partagent aussi leur expérience de marque, leur subculture et leurs codes communautaires.

Mais cela entraîne un risque que les entreprises ne veulent pas prendre : la perte de contrôle sur une partie de leur image. C’est donc une histoire de compromis : d’un côté, la marque perd un peu de pouvoir mais de l’autre, elle accroît sa crédibilité, spontanéité et pertinence.

Deux entreprises font figure de référence dans ce domaine :

- Lego qui depuis de nombreuses années a facilité l’émergence de communautés en ligne autour de sa marque et a joué sur la passion de ses clients, d’une façon spontanée en les laissant s’exprimer : ici

-Ford aux Etats-Unis qui ne partait pas gagnant sur un marché favorable aux grosses voitures ainsi que dans un environnement récessionniste et qui a réussi avec brio le lancement de sa Ford Fiesta. La marque, fin 2008 avaient repéré les passionnés de la marque pour ériger une communauté online : « The Ford Fiesta movement ». Ajoutons également que Ford est l’une des premières et rares entreprise à compter un directeur de social media (Scott Monthy le fameux) directement rattaché au CEO de l’entreprise. (Si vous ne connaissez pas encore l’homme qui a fait le succès de la marque, jetez un coup d’œil à cette interview : ici

Savoir bien utiliser le social média est un sujet complexe, mais dont le jeu vaut la chandelle. Si le sujet vous intéresse et que vous n’avez pas personnellement l’impression d’être à niveau, je vous conseille ce petit cours en ligne  : ici

Savoir initier une démarche en S.M.O (Social Media optimization)

Posted in: E-marketing, Réseaux sociaux, Social Media, Syndication et collaboration- mai 23, 2011 No Comments

Depuis quelques années, les entreprises réalisent que l’évolution du digital et l’émergence des communautés en ligne les obligent à revoir leurs stratégies marketing. Et lorsqu’elles celles-ci se décident à créer un plan de social media, les résultats et le succès sont assez divers. Trinity Advise vous avait déjà présenté le S.M.O (Social Media optimization) ici. Cette fois ci, nous approfondissons l’analyse en présentant de façon plus détaillée les grands changements que cette révolution a entraîné :
Tout d’abord, le digital a crée le basculement d’un modèle orienté « produit » à un modèle orienté « client». Par conséquent, la demande de transparence est devenue plus grande entre le client et la marque : une attention plus forte est prêtée à l’activité de l’entreprise sur la toile.
Preuve que les entreprises ont compris l’enjeu : une récente étude de Forrester Research a révélé que 78% des grandes entreprises disent utiliser le social media mais seulement 41% d’entre elles disent posséder une stratégie.  Ce qui signifie que la majorité des marques utilisant le social media le font sans vraiment de cohérence, dispersant sur le web des messages divers via une agence ou un département en particulier.

L’expérience client online

La préoccupation principale de l’internaute lorsqu’il reçoit un message de la part d’une entreprise est d’évaluer sa crédibilité, sa sincérité.  Du coup, le meilleur moyen pour une marque de construire son image digitale est de capitaliser autour de l’expérience client online. Les entreprises modèles dans ce domaine sont Apple ou Amazon.com.

Le voyage client

Le processus d’achat est aujourd’hui devenu plus complexe à examiner : plus question d’envoyer un seul message via un canal media, les marques doivent être présentes partout où le client va chercher de l’info : portable, internet, TV, réseaux sociaux.  La loyauté du client se construit donc au travers des expériences vécues sur les différents supports.

Storytelling vs Marketing

Le social media est un media qui raconte des histoires, son territoire est donc peu propice aux agressions commerciales en tout genre des marques. Il s’agit ici de faire porter la voix de l’entreprise par des vraies personnes (employés) et non plus par des offres. En acceptant qu’un pan plus large qu’un seul community manager prenne la parole, la marque prend tout d’un coup forme humaine. Un exemple de succès flagrant dans ce domaine est Best Buy qui engage ses vendeurs à parler directement sur Twitter (lien article).

Analyser ce que les clients disent en plus de ce qu’ils font

Il existe aujourd’hui une multitude d’outils digitaux pour mesurer et analyser les conversations des clients autour d’une marque. Pourtant si l’entreprise n’a pas une stratégie définie sur le message qu’elle veut laisser porter par les internautes et les mots utilisés qu’elle choisit d’analyser, elle se fera rapidement dépassée par le volume de commentaires et n’en tirera rien. Les mots que les clients utilisent sont aussi voire plus importants que leurs comportements d’achats : le fait qu’un client choisisse une option plutôt qu’une autre sur un produit n’explique pas la raison de sa décision. Après le CRM, dites bonjour au Social CRM !

En résumé, voici les facteurs clés de succès d’une stratégie S.M.O efficace :

1-commencer par créer une communauté interne
Devenez proches de vos clients et de vos employés en commençant par leur raconter une histoire qui les motive et les intéresse.  S’entourer d’ambassadeurs à l’intérieur de l’entreprise est aussi important que d’en avoir à l’extérieur. Identifiez les influants au sein et en dehors de l’entreprise et donnez-leur des nouvelles responsabilités. Donnez-leur les outils pour bâtir une communauté interne à l’entreprise et ralliez les troupes autour de la marque et de son histoire.
2.- une fois que cette base est construite, connectez ces personnes directement avec vos clients.
Vous l’aurez compris, messieurs-dames des RH : c’est la que doit intervenir un community manager en interne, puisqu’il est essentiel pour une marque de répondre à ces questions avant de lancer un appel aux ambassadeurs externes !

Burberry : Le luxe maîtrise le e-marketing

Posted in: E-business, E-commerce, E-communication, E-marketing, Réseaux sociaux- mai 16, 2011 No Comments

Alors qu’on imagine l’univers du luxe plutôt sur les défilés de mode ou sur l’avenue Montaigne, il paraît incongru d’imaginer les grands noms de la couture dans l’e-commerce. Pourtant Burberry renverse les clichés et démontre par ses récentes initiatives digitales que le luxe s’acclimate à merveille aux nouvelles technologies.

Pour sa dernière campagne de prêt à porter, la marque anglaise a créé de l’interactivité sur son site web où les internautes peuvent faire bouger les modèles et modifier leurs tenues, zoomer et changer la rotation.

Et cette innovation n’est pas la seule. Depuis septembre 2009, la marque propose la diffusion en ligne, en 3D et en direct, de tous les défilés de mode ainsi que l’ouverture à la vente online des modèles présentés pendant le Show en direct.
Les internautes peuvent également sélectionner les vêtements, les sauvegarder et même discuter via Facebook et Twitter grâce au bouton « chat » du site.  Enfin, les articles commandés sont livrés dans un délai de six à huit semaines, alors qu’en boutique, ils mettent 3 à 6 mois à arriver.

Autre innovation : le site web « the art of the trench » (http://artofthetrench.com) , une plateforme sociale permettant notamment aux clients de se mettre en scène dans leur trench coat, uniquement Burberry of course. Alimentée depuis la page Facebook de la marque cette plateforme permet aux fans de Burberry d’apparaitre dans la galerie aux côtés de nombreuses personnalités.Par ailleurs, la page Facebook présente des artistes anglais de la nouvelle scène musicale avec qui Burberry a collaboré sur différents projets.

En étant la première marque de luxe à se lancer dans des projets marketing digitaux innovants, les résultats positifs ne se sont pas fait attendre. En mars 2010, Burberry a vu ses ventes grimper de 7%, en partie grâce au regain d’appétit pour le luxe mais surtout grâce à sa campagne digitale qui a attiré de nouveaux clients de la génération trendy et connectée. Aujourd’hui la page Facebook de la marque a dépassé les 3 millions de fans et son site « the art of the trench » a été vu plus de 7 millions de fois, depuis son lancement en septembre 2009… Chapeau le trench !

Les marques investissent le social gaming

Posted in: E-marketing, E-réputation, Réseaux sociaux, Syndication et collaboration- mai 09, 2011 No Comments

53 millions : c’est le nombre d’internautes américains qui ont joué au moins une fois à un jeu via un réseau social. Et la tendance va s’accélérer, les experts s’attendant à une progression de 28% en 2011 pour atteindre plus du ¼ des internautes américains.

Le plus connu d’entre eux est sans doute le jeu FarmVille lancé en 2009 par la société Zynga et hébergé sur Facebook. Qui n’a jamais reçu d’un « ami » une invitation à rejoindre FarmVille par le biais de moutons généreusement offerts ? En tous cas ça marche, ça fidélise et surtout ça génère du cash : le chiffre d’affaires cumulé de tous les « social games » devrait atteindre 1 Milliard$ en 2011 rien qu’aux USA.

Il faut dire que les social games ont de sacrés atouts pour les marques : ils offrent l’audience de la télévision, la mesurabilité du online et une possibilité de valoriser les marques jamais atteinte auparavant. En effet, les social gamers sont une audience beaucoup plus réceptive car jouer est une démarche volontaire, active et ludique (enfin il paraît). Dans ce contexte favorable les entreprises peuvent créer un lien affectif avec le joueur : en mettant à leur disposition des produits ou des environnements virtuels à l’image de leur marque qui les aident dans leur progression.

C’est ce qu’on très bien compris Honda et Mc Donald’s. Mc Donald’s a ainsi été une des premières marques à investir FarmVille. Avec sa ferme virtuelle créée pour une journée seulement (voir vidéo), Mc Donald’s a pu communiquer avec les dizaines de millions d’internautes qui se connectent au jeu chaque jour. Et en leur offrant des goodies siglés qui améliorent le rendement de leur ferme, Mc Donald’s a su délivrer une expérience de marque unique et en totale cohérence avec le jeu : du grand marketing.

Avec une campagne d’affichage de 2 mois sur tous les panneaux publicitaires virtuels du jeu CarTown, dédié à l’automobile comme son nom l’indique, Honda a innové à l’occasion du lancement de son coupé hybride sportif CR-Z. Situé à des endroits stratégiques du jeu les panneaux étaient visibles de chaque joueur se connectant. En plus Honda a créé un garage virtuel où les joueurs pouvaient visualiser des vidéos sur la voiture mais aussi acheter le modèle virtuel pour remplir leur propre garage CarTown. Et ce modèle était doté de caractéristiques uniques permettant de valoriser les USP de la voiture. On ne sait pas combien cette initiative à fait vendre de CR-Z aux Etats-Unis mais elle a beaucoup fait parler d’elle l’été dernier.

De leur côté, les constructeurs automobiles français s’y mettent puisque Renault a récemment investit le gaming en introduisant la gamme de véhicules ZE dans le jeu Sims 3. Mais que fait PSA ? ;-)

Une e-publicité fruitée et efficace

Posted in: E-marketing, E-publicité, Media, Réseaux sociaux- mai 02, 2011 No Comments

Comment s’assurer que la publicité interactive de demain sera aussi bonne que celle d’aujourd’hui ? La réponse nous vient d’une entreprise dont plus de 80% des volumes dépendent de la pub et qui elle aussi est plutôt bonne sur le sujet, Oasis.

Depuis quelques années, la marque de boissons a abandonné le refrain de Carlos 1 (on parle bien du chanteur) pour des fruits déjantés et la voix de François Pérusse (si vous ne connaissez pas « Les 2 minutes du peuple », foncez sur internet !). Oasis c’est donc « Des fruits, de l’eau de source, du Fuuuuuuuuun ! » et des pubs qui depuis 2004 cartonnent surtout auprès des 15-25 ans, ça tombe bien c’est la cible.

Oui mais 7 ans de petits fruits ça pourrait lasser, non ? Et puis, comment savoir que le ton est toujours le bon ? En lançant la campagne « Fruit of the year » ! Le principe est simple : faire choisir aux clients le prochain fruit-héros des pubs Oasis.

oasis e-publicité trinity adviseLe dispositif, certes Facebook-centric, est hyper complet : call-to-action à la fin des spots TV pour aller voter sur Facebook, animations en magasins, street-events, mini-jeux sur internet, application iPhone, media-sociaux… tous les leviers sont utilisés. Résultat, après trois mois de campagne et trois tours électoraux, Ramon Tafraise est élu Fraisident et tourne sa première pub : celle où il tient sa promesse électorale (ça se voit que ce n’est pas les cantonales).

Plus sérieusement, cette campagne c’est surtout :
-          400 000 parties jouées en ligne
-          une application n°1 de l’Appstore en moins de 24heures
-          une Fanpage Facebook qui est passée de 600 000 à près de 1,6 millions de fans avec accès à toutes leurs infos démographiques : âge, sexe, profession, centre d’intérêts…
-          un souvenir publicitaire amélioré au-delà des objectifs fixés
-          une année de création publicitaire assurée, le ton étant donné par le choix des internautes

Bref, un carton.

1 « Oasis, Oasis c’est bon, c’est bon »

E-merchandising innovant : après le e-commerce et le m-commerce, voici le TF1-commerce

Posted in: E-merchandising, Marketing Mobile / Téléphonie, Media, News- avr 18, 2011 No Comments

Le fameux label « Vu à la télé » ne suffirait-il plus ? D’après un sondage réalisé par la régie publicitaire de TF1 (1ère chaine TV privée française), 77% des téléspectateurs sont prêts à aller sur un site web pour obtenir plus d’informations sur les produits « vus à la télé ». Comme si les chiffres satisfaisants de la e-publicité ne suffisaient plus (cf. notre article ici), TF1 Publicité propose donc dorénavant à ses annonceurs de tagger certains spots avec un petit pictogramme qui renvoie sur leur plateforme web, TF1conso.fr.

En cohérence avec les résultats du dit-sondage, 3 tags sont proposés chacun avec une signification bien précise :

- Le tag «Info Conso» permet aux marques de communiquer sur leurs initiatives en termes de développement durable par exemple

- Le tag «Bonus» offre aux téléspectateurs-internautes du contenu additionnel lié au spot (making of, versions longues des films de pub…) ou aux produits et marques (demandes d’échantillons et de documentation, jeux, concours, infos produits….).

- Le tag «Coupon» permet aux annonceurs de proposer ce qui est souvent le nerf de la guerre : des coupons de réduction à imprimer. Ces coupons ne sont valables pour l’instant que dans quelques enseignes de distribution (Leclerc, Intermarché, Hyper U, Cora et Carrefour Market) mais ce n’est qu’un début.

e-merchandising innovant tf1 e-commerce trinity-advise

TF1 n’étant pas une société philanthropique, iIl en coûte de 15 à 45.000 € pour rajouter un pictogramme sur son spot (le plus cher évidemment pour les coupons). La révolution du commerce en ligne est en marche et nous ne vivons que les prémices de la convergence web/TV/téléphone/réseau de distribution. Bientôt, ces tags seront interactifs et les consommateurs pourront cliquer immédiatement pour imprimer les bons, ou les faire apparaître sur leurs portable avant de les présenter directement à la caisse.

“L’objectif est de mieux orchestrer les contacts entre l’annonceur et sa cible”, selon Gregory Blay-Desforges, chef de groupe marketing chez TF1. En clair, il s’agit d’un nouveau canal de e-merchandising pour attirer l’attention sur un produit. Sur certaines publicités, les tags animés signalent donc la présence de contenus supplémentaires. Jaune pour des coupons de réduction, à imprimer. Vert pour les initiatives en matière de développement durable. Bleu pour des bonus tels que les jeux-concours ou un making-of.

Les consommateurs sont-ils prêts ?

Les responsables e-commerce de TF1 soutiennent que cette nouvelle offre de publicité interactive répond à une demande émergente, leurs dernières études réalisées auprès de 2000 internautes révèlant que 77% d’entre eux se rendent souent sur le web pour trouver d’autres informations sur un produit. Des chiffres qui peuvent tout de même susciter quelques interrogations : Les personnes interrogées utilisent-elles déjà toutes internet ? Qu’en sera-t-il des téléspectateurs lambdas?

Car la télévision interactive et les relais online sont encore loins de faire l’unanimité dans nos foyers, comme en atteste le cabinet Deloitte en 2011, qui estime que les téléspectateurs se contentent encore grandement des émissions diffusées en flux continu, malgré un large choix de contenus à la demande.

Google Demo Slam : le social media participatif innovant avec le crowd sourcing

Posted in: E-marketing, News, Réseaux sociaux- avr 11, 2011 No Comments
Le CROWD SOURCING avec du partage de vidéos personnelles

« Quant on fait de l’Internet, on reste sur Internet », telle pourrait être la devise de Google qui, s’il lance Google TV, ne fait toujours pas pour autant de publicité à la télé. Mais même sur Internet, la pub, c’est un métier. Comment s’y prendre alors quand on ne connait pas les rudiments du Social Media et de la E-pub (notre article à ce sujet ici) ?

Doit-on payer une fortune une agence spécialisée ? Puisque c’est d’Internet que l’on parle, ne vaudrait-il mieux pas demander conseil aux experts de la toile ou aux internautes de participer, de donner leur avis et de générer eux-mêmes le buzz. Et le tout, gratuitement bien sûr ?

C’est bien sûr cette stratégie que le géant des moteurs de recherche a choisi en lançant un concours de SMO Battle, ouvert à tous, de création vidéo : le GOOGLE DEMO SLAM. Chaque vidéo doit faire la démonstration d’une des innovations de Google et le moins que l’on puisse dire c’est que les internautes sont inventifs.

google demo slam trinity advise

http://www.demoslam.com/

Ce n’est pas tant la technicité des innovations mais plutôt leur mise en situation concrète qui intéressait Google, c’est-à-dire l’avantage que le client peut en tirer dans sa vie quotidienne. Expliquer pas à pas comment se servir de l’outil, c’est bien, mais c’est une méthode de grand-papa. Et quitte à montrer comment ça marche, la foule en a souvent profité pour montrer à quoi ça sert.

Chez TRINITY ADVISE, nous en sommes persuadés : une campagne de crowd-sourcing sur le principe exact du « Google Demo Slam » pourrait aider de nombreuses marques à faire connaître et comprendre leurs innovations de façon inédite.